Résumé scénario Shadowrun

Journal de Tweek : 02/02/2063

MJ : Trincat

Mercredi 27 mai 2009, par Pierre // Shadowrun

Tweek s’était fait installer une puce dans le cortex pour analyser ses pensées et rédiger ses mémoires automatiquement. Il pensait pouvoir écrire un bouquin pour gagner du fric sans rien fouttre... Au final, ces données ont été piratées et utilisées contre lui, et la puce lui a provoqué un cancer du cerveau.

Il était aux environ d’une heure du mat’. J’étais en train de me faire un petit café, comme à mon habitude : deux tiers de café pour un tiers d’eau, avec 6 sucres. Soudain le téléphone s’est mit à sonner. J’ai horreur qu’il sonne à ce moment là, ça me donne envie de le balancer contre le mur et de sauter à pieds joins dessus pour le péter…

Après 10 sonneries, je me suis dit que ça devait être important.

« OUAIS… Qu’EST-ce qui y a ? »

« Bonjour, je ne peux pas vous dire mon nom. Je suis un Johnson, et j’ai un contrat pour vous. Si vous êtes intéressés, venez au Red Lion dans une heure…CLIK…bip…bip…bip… »

Bon, de toute manière j’avais pas grand chose à faire, alors je prend mon Ingram-smartgun, je le met dans mon holster, puis je prend mon second ingram, puis mon troisième, et je vais au rendez-vous.

Chouette endroit que le Red Lion. A l’entrée, un troll plutôt sympa vous fouille (très mal), si bien que je suis obligé de lui filer un des mes flingues. Avec seulement deux flingues, je me sens un peu tout nu…

A la table du gars, quatre autres shadowrunners : une espèce de Troll aux allures de Rambo à deux nuyens, un cinglé d’interfacé, un nain russe plutôt étrange, et un adepte (qui pratique les arts martiaux comme moi, si ce n’est que ma technique est moins classique...).

Le boulot était plutôt simple dans le principe : des mecs d’ARES devaient se pointer dans une rue, et nous on devait les bloquer à coup de mitraillette. Je sais plus trop pourquoi d’ailleurs, mais bon, tant que je suis payé, je m’en fiche un peu.

Le lendemain, on s’est tous pointé à notre lieu d’embuscade, et j’ai mis quelques pains de plastic dans la rue, au cas où les mecs arrivaient quand même à passer.

Ensuite je suis allé aider l’adepte pour prendre position dans les maisons autour. Il a sonné à la porte, et une gonzesse armée jusqu’aux dents nous a ouvert. On lui a raconté notre baratin, du genre « il faut que vous partiez d’ici où il va y avoir du grabuge et tout », mais la gonzesse était pas très impressionnée. Et puis j’ai vu son doigt presser la détente… C’est le genre de trucs qui me stressent : heureusement que je dégaine vite ! ! Cela dit je voulais pas faire autant de dégâts ; au départ je pensait qu’il faudrait l’assommer, mais finalement je lui ai fait exploser le crâne.

Toute cette histoire m’a fait drôlement monter l’adrénaline. Je crois que j’ai perdu quelque peu mon sang froid : je me suis mis à courir vers la maison d’en face, et j’ai défoncé la porte. Heureusement (pour les proprios) la maison était vide, à part un camé plus mort que vif avachi sur son canapé…

Alors je suis resté là, et je me suis fait chier une bonne heure dans la baraque avant que nos ennemis ne se pointent. Vraiment des cons les mecs d’ARES, ils balançaient des grenades flash à chaque fois qu’ils passaient devant une maison, à croire qu’ils voulaient se mettre la ville entière à dos !

Quand les autres m’ont raconté ça par radio, je me suis collé à l’embrasure de la porte pour pas me faire flasher. Soudain la porte de ma baraque s’est ouverte, et quelqu’un a balancé une grenade. J’ai vu la grenade entrer, rebondir, et ressortir de la maison… quels manchots ! Comme le gars avait raté son coup, il a dû vouloir vérifier par lui même ce qu’il y avait à l’intérieur : et voilà que le garde entre en me tournant le dos (charmante attention non ?).

Je pouvais pas utiliser de flingue sans me faire repérer, alors je l’attaque à mains nues. Il fallait absolument que je l’assomme du premier coup, mais après un coup de pied d’écrasement dans la nuque, les gens deviennent en général beaucoup moins remuants. Il faut dire qu’avec tout le métal que j’ai dans le corps ma seule jambe droite pèse dans les 30 kilos... enfin, il a dégusté quoi.

J’était plutôt content de moi, ça faisait un mec de moins, et sans aucun bruit, il fallait maintenant juste attendre que les autres passent près de mes bombes… mais tout le monde ne pouvait pas être aussi discret : l’interfacé, qui s’était carrément pointé en pilotant un drone, a commencé à canarder sec dès qu’il a aperçut un bout de fusil. J’ai entendu des bruits de mitrailleuse, puis celui d’un corps qui chute, puis celui d’une roquette que l’on tire… et plus aucun bruit de mitrailleuse… Après la fin de la baston je suis allé voir la carcasse du drone ; et je pige toujours pas comment le pilote s’en est sorti.

Après ce coup là, il y a eu une terrible fusillade. Tandis que ça tirait dans tous les sens, une grenade est tombée près de la maison où je me trouvais, et j’ai pigé à leurs cris qu’elle avait blessée légèrement deux bonshommes. Je suis sortit, et me suis retrouvé face à face avec eux. Ils ont tenté de lever leur fusil vers moi, mais avec deux coups de pieds biens placés, je les ai désarmés. Ensuite, j’ai commencé à mettre en pièce le premier bonhomme à coups de poings. Là où j’ai merdé, c’est que j’ai pas fais gaffe à l’autre mec, qui a sortit un flingue pendant que je me battais. Je l’ai aperçut au dernier moment, et j’ai plongé de côté. Ce coup-ci ce n’était vraiment pas passé loin : si le mec avait pas été blessé, il m’aurait sûrement plombé. Cela dit une rafale d’Ingram smartgun dans le torse le calma définitivement.

Le troll m’a ensuite annoncé par radio que c’était fini, qu’on avait buté les 6 membres du commando. Le nain et l’interfacé ont aussi descendu deux civils dans une maison, j’ai pas compris pourquoi.

Le principal problème ce fut que à part moi, tout le monde était blessé. J’ai donc dû loger toute notre équipe dans un de mes apparts et leur trouver un toubib, et ça m’a bien fait chier…

P.-S.

Par 02/02/2063, comprendre 02/02/03... ça date hein ? ;)

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