L’Hoplite

Dimanche 30 novembre 2008, par Clément // La guerre en Grèce archaïque

Tout d’abord, il convient d’effacer rapidement les idées préconçues : Dans la majeure partie des cités, (en fait toutes sauf à Sparte), l’hoplite n’est pas un grand combattant professionnel, ce n’est qu’un amateur.

Cet état de fait vient essentiellement du concept même de guerre dans la grèce antique, qui oppose de vastes forces de soldats peu entrainées sur de très courtes périodes et en plaine, et celà dans le seul but de limiter le coût d’une campagne. Paradoxalement les seule troupes professionnelles, sont les troupes dites légères, de cavalerie et d’archers, qui nécessitent un entrainement long et couteux, et qui de ce fait ne seront employées que très tardivement dans l’histoire de la Grèce.

 Origine de l’Hoplite

Le mot Hoplite vient du terme Hoplon qui désigne le bouclier (voit tout simplement l’arme dans les périodes archaïques) On peut ainsi traduire le mot Hoplite par le le terme : homme d’arme Il apparait tout de suite dans les représentations graphiques qu’il s’agit d’un soldat lourdement cuirassé et armé. Ceci nous renseigne sur deux points : L’Hoplite vient des classes aisées de la sociétés (les citoyens) et est destiné à des combats très courts du fait du poid de l’équipement. A partir du VIIe siècle, on considère que l’hoplite n’appartient plus à une caste guerrière, mais à un corps civique : les citoyens. Dans les âges qui nous interressent, l’Hoplite fournit son équipement, et doit pouvoir le transporter, c’est à dire qu’il doit être accompagné d’un porteur ou servant (le plus souvent un esclave). Néanmoins tous les citoyens n’ont pas les moyens de se payer l’équipement (qui coute 30 drachmes, soit un mois de revenus avec un minimum vital de 1 drachme par jour), aussi les classes les plus pauvres de citoyens se voient engagés comme rameurs dans la flotte ou comme fantassin léger et tirailleur.

 Rôle de l’hoplite sur le champs de bataille

La guerre en grèce se menait en plaine à proximité des cités et se décidait souvent en une seule et unique bataille qui opposait deux corps d’armés se fonçant dessus face à face. Les ennemis des grecs ont toujours trouvé cette méthode ridicule, dans un pays valloné, tout particulièrement adapté à la guerilla et aux raids. Mais comme nous l’avons vu cette méthode restait la plus simple et la moins couteuse à la cité. Rappelons qu’à l’époque il existait des centaine de Cités Etat en Grèce, ce qui impliquait de petits territoires et ressources très limitées pour la plupart d’entre elles. L’hoplite dans cette ligne de bataille constitue le noyau (voir l’exclusivité) de l’armée. La ligne de bataille s’oroganise comme suit :

  • Les hommes se rangeaient en rang, un nombre variable, se mettant proches des membres de leur famille ou de leur voisinage
  • Au signal la troupe avançait, désordonnée le plus souvent, les hommes à des vitesses différentes, et le moindre nivellement ou le moindre ruisseau pouvait disloquer complétement la phalange
  • A deux cents mètres environ, les deux lignes de bataille se fonçaient dessus en hurlant des cris de guerre.

Pourquoi ce manque de tactique ?

* Tout d’abord parceque la consomation de vin excessive pour se donner du courage était très répandue, d’où une ceratine indiscipline.

  • Ensuite l’hoplite est un citoyen, qui n’hésite souvent pas à interpeller dircetement son général, qui est la même classe sociale que lui.
  • Il y a aussi un aspect rituel de la guerre : régler une querelle une bonne fois pour toute et entre homme, ou chacun des combattant est partie prenante en tant que citoyen.
  • Enfin il s’agissait d’un bon moyen de transpercer le bouclier et l’armure de l’adversaire lors du choc initial

* Vient ensuite la phase de mélée, souvent décrite comme un immense chaos, où l’hoplite aveuglé par son casque et ralentis par son armure frappe au jugé, pendant que ses camardes des rangs arrières poussent sans cesse en avant pour briser la ligne ennemie. Sans marque distinctives les hommes frappaient souvent les hommes de leut propre camp.

* L’armée qui craque la première brise alors les rangs et s’enfuit, poursuivie par les troupes légère, peltastes et cavalerie de l’armée des vainqueurs. Les perdants abandonnant souvent leur équipement sur le champs de bataille pour fuir plus vite.

Seule l’armée spartiate rompt à ce modèle dans les âges précoces, car elle n’est constitués que de professionnels aguerris. Sa supérioté n’est donc pas due aux qualités légendaire des spartiates : seulement au fait que les hommes qui se battent exercent leur métier. La phalange stricte telle que représentée parfois, avançant en rang ordonnés et au pas, n’apparait que tardivement et principalement pendant la période Macédonnienne de Philippe de Macédoine et d’Alexandre le Grand.

On le voit donc, la guerre en Grèce antique était courte, peu couteuse en moyens financiers, mais désastreuse sur le plan des pertes humaines. Les cités ayant perdu une bataille se retrouvant souvent pendant une dizaine d’année, par manque d’hommes en âge ou en état de combattre.

 L’équipement de l’Hoplite

L’équipement de base de l’hoplite se compose d’un bouclier rond, d’une lance et d’un casque.

  • Le bouclier ou hoplon est constituée de bois, recouvert dans les périodes tardives d’une fine couche de bronze. Il fait un mètre de diamètre, et pèse 7 kilos. En pratqiue il permet de protéger tout le torse, mais réduisait considérablement la mobilité et l’agilité du fantassin
  • Le casque de bronze ou Kranos, englobe la tête entière ne laissant que des fentes pour la respiration et les yeux. Il n’est souvent pas rembourré à l’intérieur et de fait amplifie les chocs, de plus il limite la vision et l’audition, renforçant la confusion dans les combats. Il est souvent surmonté d’un cimier, dont le seul but est de rendre l’hoplite plus grand et imposant aux yeux de ses adversaires.
  • La lance ou Doru, longue de 2 à 3 mètre, munie d’une pointe en fer. Elle offre une bonne perfortaion lors du choc intial, mais a tendance à se briser, et à être très peut maniable lors de la mélée.

Viennent ensuite des équipement que seuls les plus riches peuvent se payer, et propres aux ages précoces.

  • La cuirasse ou thorax, faite soit d’une plaque de bronze moulée en forme de buste, ou alors de petites plaques de bronzes reliées entre elles et recouvertes de lin ou de cuir. Elle offre une défense maximum, rarement pénétrable, mais pèse de 6 à 20 kilos, doit être faite sur mesure (ce qui explique son coût) réduit la vitesse, la mobilité et lagilité du soldat, et se transforme très rapidement en fournaise la cuirasse est souvent prlongées de pétruges, lanières de cuir renforcée de bronze, qui descendent jusqu’à mi-cuisse protégeant ainsi le bassin
  • Les jambières ou Knemis, protection de bronze montant des chevilles aux genous, qui associées aux pétruges donnent une exellente protection des jembes. Néanmoins elles limitent considérablement la course du fait des frottements.
  • L’épée, arme secondaire, beaucoup moins efficace que le glaive romain. Considérée comme une arme vicieuse, courte qui sert à taillader les jembes de l’adversaire qui se protège derrière son bouclier. Elle se raccourcit de plus en plus au fur et à mesure du temps, pour ne guère dépasser la taille d’une dague.

Poid total de l’équipement : 30 kilos ainsi qu’un prix considérable. Son avantage principal réside dans le sentiment de sécurité qu’il procure à l’hoplite. On comprend aisement que plus les armées grecque se professionalisent, plus cet équipement tend à diminuer, pour atteindre des formes très rustiques dans les armées d’Alexandre, ce qui favorise la tactique, la mobilité, la logistique mais aussi le coût d’un fantassin.

 En conclusion

L’hoplite est un fantassin amateur, au mieux semi-professionnel, qui se bat lourdement équipé du fait de son rang social et pour compenser son manque d’entrainement. Il atteint ses limites lors des guerres contre l’Empire Perse ou dans la guerre du Péloponèse, lorsque des forces de soldats légers (tirailleurs, cavalerie ou archers) et bien entrainés réussiront à mettre en déroute des phalanges bien supérieur en nombre. Son déclin vient aussi avec l’agrandissement des états grecs et la nécessité de mener des campagnes de plus en plus longues ou des guerres de siège.

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5 Messages de forum

  • L’Hoplite 1er décembre 2008 18:55, par Clément

    Bon, milles excuses pour les fautes de frappe et d’orthographe, elles seront corrigées d’ici peu.

    Tous les articles que je vais rédiger dans cette section, sont solidement documentés, (je ferai un poste avec toutes mes références, mais si vous avez des remarques/critiques/insultes (ou d’autres sources que les miennes) n’hésitez pas.

    Pour la suite, je compte m’occuper de tout le versant historique et technique de l’âge archaïque et de la Grèce antique en général.

    A venir, la navigation, l’origine des peuples grecs, la stratégie grecque, la politique etc ...

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  • L’Hoplite 15 décembre 2008 18:37, par Titi

    Très sympa clem !!!!!

    Hormis le fait que tu ne saches pas écrire « jambe », j’attend la suite avec impatience !!!!!

    Merci ;-)

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  • L’Hoplite 16 décembre 2008 14:03, par Sam

    à part peut-être une ou deux balises mal fermées, je trouve que tu exploites bien les possibilités de mise en forme.

    C’est con, je crois qu’un des plug in présents empêchent l’installation d’une barre de typo avancée pour plus d’options de mise en forme. :(

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  • L’Hoplite 17 décembre 2008 11:34, par Pierre

    C’est moi qui ai remis le texte en forme ;)

    Par contre j’ai pas corrigé les fautes d’orthographe :D

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  • L’Hoplite 22 mai 2013 09:01, par wkzfqa7737

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